2018-06-04
Villa Arson 4-6 juin 2018
Villa Arson ReSource
Lafayette Anticipations
Ce document contributif correspond à l’éditorialisation collective des journées d’études ‘Documenter la production artistique’ (à la Villa Arson - à Nice - du 4 au 6 Juin 2018).
++Présent.e.s++
++Enjeu++ : mettre en dialogue les pratiques de documentation, de mémorisation, de contribution… ++Objectifs de ces journées++ : Envisager une communauté à venir, amener à une forme de mutualisation du code source.


Le “site web” commentée par Ann est basé sur le CMS Drupal. Il est connecté à l’interface de saisie de Weever. Il est possible de ‘choisir’ ce qu’on prend / montre aux ‘publics’.
Reciproque est l’agence de création web qui a réalisé le site de Lafayette Anticipations (à partir de l’archive ReSource) à partir d’un ‘connecteur Drupal’ [démonstration à venir].
L’enjeu était de montrer qu’il est possible de relier Weever et un CMS (Drupal aujourd’hui, Wordpress demain), simplement. Libre ensuite à chacun.e de jouer sur le rendu, la forme, la structuration (ce que permettent les CMS et Weever également, cf. Matthieu Bonicel).
Proposition de considérer Weever comme une oeuvre (d’art) infinie (ce qui permet de consacrer une pratique artistique par la programmation et/ou la manipulation de logiciel.s) : comment weever peut aussi être un outil de création d’oeuvre d’art ? la rééditorialisation peut être un nouvel input pour ouvrir l’accès à des contributeurs (piste de développement futur).
Remarque de Ann : c’est une chose d’avoir une solution pour archiver la démarche artistique, ça en est une autre que d’être support à l’oeuvre d’art elle même en train de s’écrire (avec les interactions des contributeurs). Demande d’articulation entre “je montre un carnet de production”, et de l’autre “je montre mon oeuvre” (via la rééditorialisation), le tout c’est une oeuvre qui n’est pas finie.
Présentation d’un contre-ex. de “non appropriation” de la documentation de processus. Réaction de l’artiste (1) résistance à la technologie / au numérique (2) manque de confidentialité (3) résistance à révéler la ‘magie’ du processus de conception / fabrication.
L’outil permet d’envisager l’oeuvre d’art / la création artistique au travers de l’enquête ou de la controverse => (1) Prendre toute oeuvre comme une enquête / trajectoire incertaine (2) Considérer l’enquête comme (méta) oeuvre. Toutes les oeuvres peuvent s’analyser comme des enquêtes mais toutes ne se présentent pas explicitement sous cette forme.
Tension n’est pas la mémorisation / la documentation mais le fait de RENDRE PUBLIC.
Jérome Denis a suivi le travail à la Fondation (en ethnographe). Sa recommandation : il faut négocier la re-publication avec l’artiste. Il convient de s’adapter à l’oeuvre & l’artiste.
Engagement de la Fondation : rendre tangible les conditions de fabrication de l’oeuvre. Le projet artistique est (“classiquement”) documenté par un tiers (commissaire, médiateur…). Dans ReSource, les curateurs de la Fondation ajoutent aussi ce qu’ils ont entendu, des tranches de vie, ça ne vient pas forcément de l’artiste -> la liberté du témoin est fondamentale (qui raconte le projet de son point de vue).
9 : on ne peut pas imaginer le commun ‘centralisé’ (dans son infrastructure, sa gouvernance, sa mise en oeuvre) - sauf à définir les modalités de gouvernance collégiale sous une forme ‘centralisée’. NB : la notion de “centralisé” est à mettre en rapport à qui a le pouvoir [de décider, montrer…], pas nécessairement à la schématisation pyramidale.
Inspiration : étude de science (les chercheurs ne travaillent pas comme ils le disent).
sur la notion de commun : rendre commun / rendre public ce n’est pas la même chose, ReSource est un commun logiciel, les productions faites par l’outil ne sont pas nécessairement des communs. Rem Nicolas : attention, on ne peut pas tout mettre dans le même outil. On pourrait envisager le commun, en faisant de Weever un portail de Weevers, rien n’empêche qu’on puisse avec une ferme d’instances Weever faire des liens entre les instances et les institutions. Weever est un outil de documentation qui pourrait être une base commune à étager en niveau.
Les cahiers du studio : outil de doc. chronologique pour une prise de notes multimédia.
Souhaitent que les utilisateurs soient responsables de la gestion de leurs informations.
Au début d’Artefactory. S’occupe des projets numériques dans une école d’art (ENSPA) + un FabLab. OpenLabs : rencontres tous les mardis qui permettent aux étudiants de l’école de rencontrer des ‘personnes extérieures’ à l’école (des retraité.e.s, des non diplomés…).
Le FabLab permet de réaliser des projets communs avec une pluralité de profils / publics.
Enjeu de documentation pour Yannick : rendre visible ces choses qu’on a du mal à documenter + les rapports humains qui habitent le processus de documentation.
Perspective : faire dialoguer les choses qui se passent et les choses numériques.
Proposition de ‘récit’ (ça prendre la temps qu’il faudra…) : (1) La MYNE, labo citoyen (2) L’infrastructure de publication (site, pad, cloud, etc.) (3) Les ex. singuliers (DAISEE, FTW).
Rieul : documenter seul, c’est triste. La documentation doit être un projet collectif (convivial, souriant). But : “Faire de la recherche citoyenne” (sur des enjeux de transition).
Difficulté soulevée par Amel : “À quel moment documenter fait partie de l’acte de faire ?”
Culture d’auto-gestion à La MYNE (mais qui reste immature). Gouvernance partagée & réciprocité. Tout le monde joue un rôle et les rôles doivent / peuvent changer. Permet de se “construire une identité plurielle dans une société (ultra) spécialisée” (cf. “marché”).
N. Delaforge : quel rapport entre La MYNE et Weever, quel apport de l’un pour l’autre ? A. Monnin : a) Confronter Weever/ReSource à des utilisateurs ayant développé une pratique très avancée en matière de documentation b) S’adresser à un champ complet pour lequel la documentation compte énormément et qui comporte des contributeurs pouvant aisément se muer en super utilisateurs ou développeurs c) Aider à réinsérer cette documentation dans une chronologie ou une événementialité (cf. souci d’éparpillement des pads).

++Question++ : Y-a-t’il un comité de relecture ou d’harmonisation ? LP : chacun.e agit en liberté.
François Quintin : Interrogation de la notion de production qui recouvre des réalités très différentes. Produire sous-entend la gestion collective. Un générique de fin au cinéma est toujours très émouvant. Toute cette collectivité en art apparaît assez peu, l’artiste étant le seul souvent mis en valeur. Les amoureux de l’art sont attirés par l’archive.
Sylvie Boulanger : on est en train de créer une archive en temps réel, alors que par définition elle était a posteriori et toujours dans un geste politique et manipulateur puisqu’issue d’un choix. Le faire en temps réel change le processus manipulatoire.
Eric Mangion : ReSource permet de rendre visible tout ce qui se cache derrière une exposition, ce qui est souvent frustrant. Chaque fois qu’on essaie de faire une exposition dite “de recherche”, en fait une fois ouverte elle ressemble à beaucoup d’expositions faites avant. Il faut aussi évoluer dans les modes de médiation. La médiation parle assez peu souvent des questions de production. Montrer les coulisses d’une exposition : comment se constitue-t-elle. Expérience saisissante d’une visite organisée autour des oeuvres qui n’avaient pas pu être obtenues pour diverses raisons. Projet sur l’histoire de la performance sur la côte d’Azur : projet politique à trouver qui parle du territoire, mais qui sorte de la Villa Arson. Importance des performances à Cannes via le livre Lipstick Traces Réalisation du site Performance-art Ex. abouti de lien entre le monde de la recherche et une exposition.
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